Les fausses-notes de la vie… l’antidote à l’ennui

Tout se qui ne se plante pas ne pousse pas 

 

Cette citation de Marc Vella, pianiste nomade et philosophe du sensible, a profondément résonné en moi. Elle dit quelque chose de fondamental sur notre rapport à l’échec, à l’imperfection, à ces moments de vie que l’on préférerait parfois effacer.

Lors d’une formation que j’ai suivie avec lui, j’ai été bouleversée par sa manière de célébrer les “fausses notes” — non pas comme des erreurs à corriger, mais comme des appels à vivre plus intensément. Ces temps de la vie où tout s’effondre, où rien ne se passe comme prévu, sont en réalité, des occasions précieuses de transformation.

Je souhaite aujourd’hui partager avec vous la belle philosophie de Marc Vella qui nourrit ma pratique de coach en résilience. Peut-être, vous offrira-t-elle un nouveau regard sur vos propres traversées tout comme dans l’histoire d’Anthony dans notre blog du mois d’août.

La vie est pétrie de fausses notes… et c’est très bien comme ça

Pourquoi ?

Parce que sans cette dissonance, sans ces « fausses-notes », la vie serait d’une grande platitude. Imaginez vingt, trente, quarante années d’harmonie… Comme ce serait ennuyant !

Alors que nous vivons dans une société qui valorise la maîtrise, la vie réelle, celle qui palpite, qui nous met au défi, n’a rien d’une ligne droite. Elle est faite de détours, de ratés, de surprises.

Les « fausses notes » sont toutes ces expériences qui ne rentrent pas dans la partition idéale :

Pour les individus :

  • un divorce compliqué
  • un deuil difficile
  • une maladie qui bouleverse…

Pour les entreprises :

  • l’échec d’un projet stratégique où les ventes ne décollent pas
  • une réorganisation mal vécue où l’exécution a été brutale
  • une erreur de management qui désengage les employés…

C’est douloureux, déstabilisant, une impression d’échouer, de régresser.

Pour autant, ces failles ne sont pas des preuves d’incompétence ou de faiblesse, elles sont profondément humaines. Et surtout, elles peuvent devenir fécondes si on accepte de les regarder autrement.

 

De l’effondrement à l’envol, 3 pistes pour se relever

De l’effondrement à l’envol, 3 pistes pour se relever

 

Je repense souvent à cette phrase rapportée par Gitta Mallasz dans Dialogues avec l’ange” :

« Je vous envoie des démons, oiseaux endormis, pour que vous vous envoliez. »

Cette citation demande un basculement intérieur :

  1. Passer du « pourquoi moi, pourquoi chez nous ? » au « et maintenant, qu’est-ce que j’en fais, qu’est-ce nous faisons de cette situation ? »

Cette question est au cœur de tout processus de résilience. Elle ne nie pas la douleur. Elle ne cherche pas à l’accélérer ni à la minimiser. Elle propose simplement une voie de transformation.

  1. Composer avec le réel, avec ce qui est.

Composer avec le réel c’est accepter, c’est arrêter de lutter contre ce qui est déjà là, pour libérer l’énergie nécessaire à la transformation. Tant que l’on reste figé dans le refus, dans le « ça ne devait pas arriver », on reste bloqué.

  1. Ouvrir une porte, créer de l’espace

Un espace pour respirer, ressentir, pour penser autrement. C’est dans cet espace que le changement devient possible. Pas un changement imposé ou forcé, mais un ajustement organique, qui part de l’intérieur.

Voilà le sens de la fausse note. Elle est là pour nous réveiller, pour nous révéler, elle est cadeau. Elle est une vraie préciosité même si sur le moment, c’est terrible. Cela amène de la résilience face à soi, face à ces fausses notes.

Transformer notre insuffisance en créativité

Ce que j’ai retenu aussi de l’enseignement de Marc Vella, c’est l’invitation à faire de nos “manques” des espaces de création. Là où quelque chose coince, là où ça ne sonne pas juste, c’est souvent le début d’un autre chemin.

Dans la musique, une dissonance peut créer une émotion nouvelle, un frisson inattendu. Il en va de même dans nos vies : ce qui dérange peut devenir la source d’un nouvel élan.

Mais pour cela, il faut oser lâcher le contrôle, le fantasme de la perfection.
Oser être vrai, vulnérable, humain.
Oser rire parfois de nos maladresses, et les transformer en matière vivante.

Bon à savoir

L’ennui, dans nos vies modernes, ne vient pas du manque d’activités. Il vient de cette volonté de tout contrôler, de lisser nos parcours, de ne laisser aucune place au hasard, à la poésie, à la surprise.

Et si, justement, ce que nous appelons “erreur” était en fait le cœur battant de notre humanité ?

À force de vouloir être parfaits, nous nous coupons de notre créativité.
À force de vouloir éviter toute chute, nous ne risquons plus rien.
Mais vivre, vraiment, c’est prendre le risque d’une note de travers.
C’est faire confiance à la musique intérieure, même quand elle sort du cadre.

Un message pour vous

Si aujourd’hui vous traversez une période difficile, un moment de doute ou de désorientation…
Si vous avez cette impression de “rater” quelque chose…

Et si c’était simplement un appel ?
Un appel à ralentir.
À écouter ce qui se passe vraiment en vous.
À ouvrir un nouveau chapitre, plus aligné, plus vivant.

Vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses.
Vous avez juste besoin de faire le premier pas.

Je suis là pour vous accompagner sur ce chemin. Pour vous aider à transformer cette fausse note en un point de départ.

Si vous ressentez que c’est le bon moment, je vous invite à me contacter à odile@odilegeinoz.com

Ensemble, nous trouverons la clarté, l’élan et la confiance pour composer la suite de votre mélodie.

 

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