Vous le savez, rien n’est jamais totalement blanc ou noir dans les relations humaines. On ne se rencontre jamais « neutre », chacun arrive avec son histoire, ses expériences, son vécu.
Mais parfois, il arrive de faire des rencontres vraiment exceptionnelles ! Je l’ai vécu à plusieurs reprises, dans des contextes très différents :
À Québec dans mon nouvel environnement et en Suisse lors de marches en montagne. Des rencontres qui résonnent pour moi à ce moment-ci de ma vie : des intérêts communs, des échanges nourrissants, légers, presque magiques.
Cependant, la majorité de nos relations se situent dans une zone plus subtile. Un entre-deux. Une danse délicate où il faut sans cesse ajuster la distance, lire les signaux, parfois même retenir son souffle.
C’est exactement dans cet espace-là que je me suis retrouvée il n’y a pas longtemps. Le plaisir de revoir des personnes était bien réel… et pourtant, je ressentais une crispation, un malaise diffus. La conversation m’apparaissait décalée par rapport à mes valeurs et mes expériences.
Ce malaise s’est propagé dans mon corps et je me suis retrouvée avec une épaule douloureuse nécessitant une visite chez l’ostéopathe.
En y repensant, j’ai compris que j’avais gardé des réflexions sous silence pour éviter un conflit. Mais le corps n’a pas eu la même réaction. De façon autoritaire, il a exprimé ses limites !
Dans le milieu professionnel, le poids de non-dits peut avoir des conséquences autrement plus désastreuses qu’une épaule douloureuse : des employés démotivés, désengagés, en burnout…
Les « non-dits » c’est perdant – perdant : pour soi, pour les autres et pour l’entreprise.
Avancer ensemble commence toujours par soi.
Oser se montrer, dire ce que vous pensez, poser une limite… c’est prendre le risque de déplaire.
Mais c’est surtout gagner en respect.
C’est agir en leader.
Accueillir les retours et les critiques avec ouverture — sans se fermer, sans se justifier — crée un espace de confiance durable.
Clarifier vos intentions, reformuler ce que vous avez compris, nourrit un dialogue sincère, dans lequel chacun se sent écouté et respecté.

Attention !
Lorsque votre équilibre intérieur n’est pas respecté, pour vous protéger, votre corps pourrait imposer ses limites en se crispant, s’enflammant ou plus encore.
Alors, comment incarner ce leadership aligné, sans aller trop loin ni s’effacer ?
3 clés pour prendre votre « juste place » :
Se dire les choses à soi-même
Reconnaissez vos émotions sans les minimiser : frustration, culpabilité, découragement…
Se regarder en face, c’est se respecter.
Prendre du recul
Marchez dans la nature, pratiquez un sport, respirez en cohérence cardiaque, visualiser un futur amélioré…
Ces moments permettent de se recentrer et de clarifier ce qui compte vraiment.
S’exprimer avec courage
Refusez une charge supplémentaire, négociez un délai, affirmez votre opinion.
Poser des mots sur ce que l’on ressent, c’est déjà se donner de la place.
Avancer en équipe
Dans le monde du travail, créer de vraies relations ne peut pas se résumer à suivre des techniques.
Un de mes coachés, un gestionnaire vraiment inspirant, m’a partagé un secret pour rassembler des équipes aux personnalités très différentes :
SBAM — Sourire, Bonjour, Au revoir, Merci.
Ces quatre gestes simples peuvent transformer votre équipe.
En souriant et en disant bonjour, vous montrez à vos collaborateurs qu’ils comptent.
En leur serrant la main, vous leur faites sentir qu’ils sont importants.
Et en disant au revoir et merci en fin de journée, vous reconnaissez leur travail et leur implication.
Le résultat ? Quand vient le moment de corriger ou de guider, les collaborateurs ont l’esprit ouvert. Parce qu’ils savent qu’ils sont vus, appréciés et respectés. Ici, le leadership n’est pas une question de pouvoir, mais encore une fois de qualité de lien.
En conclusion
Aller au-delà des irritants relationnels, c’est accepter que les relations soient vivantes, complexes, loin du tout blanc ou tout noir.
Elles nous challengent, nous bousculent, nous mettent en mouvement et nous invitent à réfléchir autrement.
En apprenant à s’écouter vraiment, à reconnaître les signaux du corps et à poser des limites justes, il devient possible de trouver cette bonne distance — parfois au centimètre près.
C’est ainsi que naissent des relations plus conscientes, plus vraies, plus durables. Et surtout, c’est là que nous nous choisissons pleinement, sans jamais avoir à renoncer à l’autre.
Chaleureusement,
Odile
PS : Et si vous en ressentez le besoin, je suis là pour vous aider à prendre du recul, clarifier ce qui se joue et mettre en place un plan d’action concret, afin d’avancer vers une relation vivante, alignée et épanouissante. Écrivez-moi à odile@odilegeinoz.com





